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Château de Balzac

Visitez le chateau de Balzac



Demeure de l’écrivain Jean-Louis Guez de Balzac, le château de Balzac a été construit par les parents de ce dernier vers 1600.

Aujourd’hui inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, il accueille les visiteurs durant l’été avec notamment des visites guidées.



Au château :

grande salle voûtée, fresques du XVIIe siècle ;
cour pavée, puits, lavoir, canal, grille d’entrée XVIIe siècle ;
galerie à colonne, communs, porche charentais
, parc de 5 hectares,
élevage de poneys Fjord.

 
  
Renseignements : 05 45 68 15 16
Ouvert au public : du 12 juillet au 20 août

Intérieur :
visites guidées et commentées à 17h00
Extérieur : de 12h00 à 18h00

Et en dehors de ces dates, pour groupes, sur demande.

 

Accéder au chateau
Plan d'accès au chateau de Balzac Plan d'accès au chateau de Balzac


Le château de Balzac est situé sur la commune de Balzac, à huit kilomètres au nord-ouest d’Angoulême.

-> Depuis Balzac, prendre la direction de Vindelle (D406) puis obliquer sur la gauche et suivre les panneaux indicateurs.

-> Depuis Vindelle : emprunter la départementale 406 en direction de Balzac. Après la traversée de la Charente, prendre au carrefour à droite puis suivre les indications.

Édifié en bordure de la Charente, le château et son parc rappellent la souvenir de Jean-Louis Guez de Balzac qui en fît son ermitage et que le célèbre écrivain charentais évoque en des pages d’une rare sensibilité.
La terre de Balzac est un ancien fief. C’était une seigneurie avec tour et hôtel noble qui relevait de l’évêché d’Angoulême et de la baronnie de Tourriers, laquelle fût acquise en 1398 par Guy de la Rochefoucauld.
L’hôtel noble, dont il reste des vestiges, fut remplacé par la demeure actuelle que firent édifier, vers 1600, Guillaume Guez, Trésorier provincial à l’extraordinaire des guerres, et son épouse Marie de Nesmond. L’une des cheminées du logis porte leurs monogrammes.
Ce fut la demeure des champs où les Guez se retiraient quand ils quittaient leur maison d’Angoulême " embellie et enrichie de raretés si exquises" , écrit Saint-Romuald, que du 4 mars au 29 août 1619, Marie de Médicis "ne voulut point faire son séjour autre part, jusqu’à la paix que lui donna son fils Louis Treizième".

Pendant le séjour de la Reine Mère chez les Guez, la seigneurie de Balzac devint le carrefour où se rencontrait l’élite de l’époque : on y voyait Richelieu, le Duc d’Epernon, le cardinal de La Rochefoucauld, le comte de Béthune ; et, quand à la fin du mois d’août, la Reine Mère et sa brillante escorte quittèrent Angoulême pour se rendre à Tours, le poète Boisrobert prit congé de Balzac en écrivant une ode :

"Les traces des Princes et des Grands Seigneurs sont encore Fraîches dans mes allées."

Balzac — 4 septembre 1622

De nombreux visiteurs ont franchi la porte du vieux logis pour rencontrer celui auquel le château de Balzac doit sa renommée : l’écrivain et célèbre épistolier Jean-Louis Guez de Balzac, Conseiller d’État, Historiographe de France et l’un des premiers membres de l’Académie Française (1597-1654). Né à Angoulême sous le règne d’Henri IV, Balzac était le filleul du Duc d’Epernon et fils aîné des trois enfants de Guillaume Guez et Marie de Nesmond.

Il fut célèbre à vingt-sept ans pour un recueil de "lettres" qui lui valut un concert de louanges dans toute l’Europe. Les esprits les plus éminents le considéraient comme le Prince des Orateurs ; Richelieu le nomma Souverain de la République des Lettres. Mais sa jeune gloire attisait les jalousies. Elle souleva des polémiques.    

Déçu, Balzac se retira dans ses terres où il fut regardé comme "l’Oracle de la Charente". Il y vécut de longues années et son œuvre en est toute imprégnée. "Le Prince, les Entretiens, le Socrate Chrétien" et de nombreuses "Lettres" contiennent des pages qui décrivent la vie de l’auteur dans son ermitage dont il évoque "les plaisirs de la vie retirée".

Jean-Louis Guez de Balzac mourut le 8 février 1654. Selon son désir, il fut inhumé à Angoulême, dans l’hôpital Notre des Anges, aux pieds des pauvres auxquels il avait légué la plus grande partie de sa fortune. Il repose aujourd’hui dans la chapelle des cordeliers, ancien hôpital d’Angoulême.