Un peu d'histoire
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Construite dans les années 1600, elle fut ruinée par les protestants en 1568 et restaurée en 1595 à l'aide de la fabrique et des débris du logis du chapitre dévasté à la même époque. Elle sera restaurée au début du XVIIe siècle puis entre 1891 et 1893. Une partie de la voûte a été reconstituée en 1962 et partiellement restaurée en 1973.
Elle se compose d'une nef suivie d'un faux carré et d'une abside polygonale. Les voûtes sont en briques. Un blason sculpté des Nouère a été ajouté dans la chapelle au XVIIe siècle. Cette église construite dans le plus pur style roman offre une architecture très sobre et propice au recueillement. La façade Ouest de l'église comprend le clocher en arcade de forme triangulaire percé de deux ouvertures romanes avec abat-sons. En dessous, la fenêtre romane reçoit un vitrail. La porte d'entrée de forme plein cintre ne présente pas de tympan. De chaque coté en appentis se trouvent les servitudes.
Comme on peut le remarquer sur la façade de l'église d'Asnières, un bloc de pierre peut attirer notre attention. En effet, même si certaines inscriptions ont été en partie effacées avec le temps, on peut y deviner certains mots: « Ci-gît », « De Paris ». Si nous étudions un peu les demeures importantes de la commune, on peut remarquer la présence de la famille des « DE PARIS » au logis de Neuillac. Une famille qui eut une influence très puissante sur la région. On peut même remarquer la présence de leur blason au pied du retable de l'église de St André à Angoulême. Nous pouvons donc avancer les hypothèses suivantes: En tant que famille de notables connus dans la région et sur la commune il se peut qu'un membre de la famille ait été inhumé à l'intérieur de l'église, et que l'on ait donc mentionné sa présence sur une des pierres de l'édifice. Il est peu probable que, si l'on s'en réfère à la place actuelle de la pierre sur la façade de l'édifice, une personne ait été inhumé tout contre la façade de ce bâtiment car il n'y a aucune niche confirmant l'inhumation de cette fameuse personne. D'autre part même si on retrouve la présence de cimetières autour des églises pendant de nombreuses années, il n'est jamais fait mention sur la façade d'une personne inhumée autour de l'église. Par contre il était fréquent que les notables soient inhumés dans des chapelles à l'intérieur des églises, du fait soit de leur notoriété, soit de leurs nombreux dons pour l'édification ou la restauration d'édifices religieux. Il est très fort probable, que du fait des destructions fréquentes de cet édifice, on se soit borné à réutiliser des pierres venant de l'intérieur afin de reconstruire la façade de l'église détruite. Ceci pourrait expliquer la présence de cette pierre sur la façade de ce bâtiment.
Premier monument historique de la commune, l'église St Martin bénéficie d'une restauration complète en 1994 avec les participations des entreprises locales et l'aide précieuse de quelques bénévoles. Les fonts baptismaux ont été classés au répertoire des monuments historique en 1935.
Le Logis de Nouère a pris le nom du cours d'eau qui passe aux pieds de ses murs,les seigneurs y prirent le titre de marquis d'Asnières.
A l'extérieur devant son mur ouest un escalier à double révolution conduit à l'étage surélevé par une cave.
Le château avait trois tours encore en 1829, une grosse tour ronde à l'angle nord-est a totalement disparu et au milieu de la façade nord une avancés carrée a subi le même sort.
Reste la tour du sud remaniée dans les années 1860 en style néogothique d'inspiration Viollet-le-Duc(architecte français connu pour ses restaurations de constructions médiévales).
Au sommet de cette haute tour carrée on réalisa alors une terrasse.
C'était l'ancienne résidence de la famille Loevenbruck, elle fut ensuite une laiterie et fromagerie jusqu'en 1946.
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Ancien château féodal détruit pendant les guerres de religion et remplacé au XVIè par ce logis (propriété privée).
On y pénètre par un petit pont sur la Nouère, le double portail du XIXè remplace peut être un ancien pont levis, de chaque coté deux tours de garde avec leur bouche à feu surveillent l'entrée et étaient des dépendances.
Sur le plan de 1829 existait une chapelle dans le prolongement du logis. Neuillac relevait de la seigneurie de La Valette.
Les logis appartenaient à la branche Nadault qui prirent le nom de Nadault de Nouère.
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En 1910 une ligne de chemin de fer économique reliant Angoulême à Matha fut construite. Elle traversait la commune du nord au sud avec une gare à Neuillac. Ce train nommé « Petit Rouillat », fut critiqué pour sa lenteur et ses arrêts intempestifs; bien souvent des voyageurs devaient descendre pour alléger le convoi ou pousser pour franchir les rampes! Le trajet Asnières-Angoulême durait plus de deux heures et demi! Au début du XIXe siècle, le service de messageries connaît une période de prospérité que beaucoup de gens voient évoluer. Vers 1850, une diligence part tous les jours d'Angoulême vers Bordeaux.
Des relais se trouvent sur la route à chaque ville dont un à Barbezieux. Il y avait 6 places à l'intérieur de la diligence et 2 dans le cabriolet, c'est à dire tout à fait à l'avant sous une capote. A Asnières sur Nouère, en 1885, le Conseil Municipal se réunit et approuve les conclusions des ingénieurs de la Compagnie Conceptionnaire dans le choix du tracé de la ligne Angoulême-Rouillac et l'implantation d'une gare à Neuillac.
De nos jours, la gare d'Asnières Neuillac, rachetée, est devenue maison d'habitation de la fille d'un couple employé de la Compagnie des Chemins de Fer Départementaux. Lui qui avait servi durant son existence, à acheminer pacifiquement tous les gens de notre région, va recevoir comme un coup de grâce qu'il ne méritait pas;Le 8 juin 1944, c'est à dire deux jours après le débarquement allié en Normadie, la France est survolée de toutes part par des avions Anglais ou Américains, qui ont pour mission de détruire tous les mouvements terrestres, pouvant amener des renforts Allemands sur le front. Cette fornmation découvrant ce petit train en marche, trois appareils font un virage à gauche, prennent la voie ferrée en enfilade, vont à sa rencontre et le mitraille en piqué, tuant à leurs postes de travail, le mécanicien et le chauffeur et crevant la locomotive de part en part, qui va s'arrêter à quelques centaines de mètres de St Cybardeaux.
Les trois avions, après leur mitraillage vont reprendre de la hauteur et piquer vers le nord rejoindre leur formation, alors que le Petit Rouillat agonise sur ses rails, sa chaudière crachant de la vapeur de tous les côtés, et son chauffeur et son mécanicien foudroyés dans leur machine qui seront malheureusement victimes de cet incident.
Confronté à la concurrence implacable de l'automobile, il sera désaffecté et cessera son trafic le 31 décembre 1950.
Il se dresse près du fossé du Comte, grand fossé ou fortification que firent creuser les Taillefer, Comtes d'Angoulême, de Montignac à Vibrac, joignant deux boules de la Charente.
Il pouvait contenir cent guerriers et servit dans la lutte contre les Normands.
On a donné ce nom au moulin du siècle dernier parce qu'il jouxte le chemin y conduisant. Peut être se trouve t-il sur l'emplacement d'un plus ancien? Le château féodal fut détruit pendant les guerres de religion.
Au XVIIè siècle, remplacé par le logis actuel, il fut à la famille Nadaud de Nouère.
Ce moulin a sa tonnelle entière un peu malmenée par les ans, une porte orientée est nord-est, l'autre sud-ouest.
Les meules sont tombées, les boiseries enlevées.
Une cheminée du XIXè porte deux dates: 1841-1886.
Il aurait eu des ailes jusqu'en 1902.
L'ouragan du 21 août 1905 arracha toit et charpente et les déposa à quelques centaines de mètres du village de Chez Vaud.
Garobier: pourquoi?
À l'époque féodale, la condition paysanne à Asnières est très difficile. Le paysan est soumis à la dîme du clergé et aux impôts levés par le seigneur. Par ailleurs, la terre n'est pas très généreuse. Dans ces conditions, à quoi bon se tuer à la tâche? La culture principale est la garoube ou garobe qui est le nom vulgaire de la gesse cultivée et qui appartient à la famille des légumineuses. Elle réussit bien sur les terres calcaires et pauvres et produit un fourrage de faible qualité. Cette culture pratiquée surtout à Asnières avait fait que les paysans des alentours les appelèrent les Garobiers. Ce surnom avait fini par avoir une forte connotation négative alors qu'aujourd'hui, clin d'œil de l'histoire, l'appellation devient un faire valoir!
Le garde-champêtre
Avis à la population! Après un long roulement de tambour, le garde-champêtre a sorti un papier de sa poche. C'est un cri, c'est une voix, l'avis de la mairie est lancé. Les gens ont eu le temps de sortir et ils tendent l'oreille...puis le garde-champêtre enfourche son vélo pour propager la bonne nouvelle ailleurs. Voilà une image que l'on ne retrouvera plus. Le dernier garde-champêtre à passer le tambour fut Raymond FILLON dans les années 60.
La Kichenotte
Autre image de cette époque révolue, c'est le port de la Kichenotte pour les femmes agées. Habillées tout en noir, le visage ridé et tanné par les travaux des champs, elles paraissaient au regard d'un enfant comme de très vieilles femmes et pourtant cette apparence devait être bien trompeuse. La Kichenotte était une coiffe qui se prolongeait en avant par un demi cylindre rigide et qui protégeait le visage des ardeurs de toutes sortes mais surtout de celles du soleil. Cette coiffe typiquement régionale se portait en Bretagne et en Saintonge. L'origine du nom est anglaise: « kiss not », voulant dire n'embrassez pas. En réalité peu de femmes portaient la Kichenotte à Asnières.
Les fêtes
Les fêtes traditionnelles avaient un caractère hautement convivial.
Les feux de joie de la Saint Jean au solstice d'été revêtaient un intérêt particulier. Chaque famille apportait un ou plusieurs fagots et une fois le feu allumé, c'était le temps des danses et des réjouissances.
La fête des conscrits était très importante pour les garçons. Réunis tous nus dans la salle de la mairie de Hiersac devant les autorités militaires, civiles et religieuses, ils passaient une visite médicale sommaire.
C'était le Conseil de révision, le début d'un parcours initiatique pour devenir adulte. Être bon pour le service se traduisait par être bon pour les filles, bon pour la gaudriole. Alors on chantait, on buvait, puis à la fin du banquet dansait qui pouvait!
La frairie d'Asnières
Elle avait lieu autrefois le premier dimanche après la fête dieu, mais la saison des foins se situant à la même époque, de nombreux propriétaires demandèrent à changer la date. C'est le premier dimanche de mai qui fut retenu.
La frairie de Neuillac, elle, avait lieu le premier dimanche d'octobre, fête des vendanges. Elle disparu dans les années 80.
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