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Le très haut débit

L'étude
Les Communautés de Communes Braconne & Charente, Charente Boëme Charraud, Vallée de l’Echelle et la commune de Mornac, réunies en groupement de commande, ont lancé une consultation « prestation d’étude pour la réalisation et l’exploitation d’infrastructures de télécommunication ».
Cette étude a pour objectif de définir un schéma directeur de développement de la fibre optique sur le territoire des communautés groupées.
Le comité de pilotage Très Haut Débit (composé des membres du groupement) a retenu le cabinet E-RESO, représentée par son Président Michel TRIBOULET, pour cette étude.
La réunion de lancement s’est déroulée le 14 mai dernier pour une durée de 6 mois.


Comité de pilotage du 14 mai 2009
Comité de pilotage du 25 juin 2009
Comité de pilotage du 22 jullet 2009
Restitution finale du 02 décembre 2009
CHARENTE LIBRE – Samedi 5 Décembre 2009
 

LES ZONES D'ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES RELIÉES À LA FIBRE OPTIQUE D'ICI DIX ANS

Des aides vont être demandées pour créer un réseau de fibres optiques qui permettra aux ZAE situées autour d'Angoulême d'accéder au très haut débit.

Christophe Ramblière, chargé de communication à Braconne-Charente (2e à partir de la gauche), a accompagné les responsables du cabinet E-Reso dans la présentation de faisabilité du projet.


«Nous avons mené une très belle étude sur les possibilités d'établir un réseau de fibres optiques sur notre territoire, sur le meilleur scénario à mettre en œuvre, avec le montage économique et financier le plus adapté. Nous avons l'avantage d'être les premiers, sur la Région et même au niveau national pour un projet semi-rural. Mais compte tenu du budget nécessaire (environ 15M€), nous ne pourrons pas aller plus loin sans des aides.» C'est en ces termes que Christophe Ramblière, chargé de communication à la communauté de communes Braconne-Charente, concluait, mercredi soir à Champniers, la réunion de restitution de l'étude menée avec le cabinet parisien «e-Reso»: raccorder les principales zones d'activités économiques en très haut débit et mettre en place des infrastructures permettant un minimum de 5 Mbits/s pour tous les acteurs économiques et établissements publics.


Devant les représentants des deux autres communautés de communes, Boëme-Charraud et Vallée de l'Echelle, ainsi que de Mornac - l'ensemble correspondant aux limites du Schéma de cohérence territoriale (Scot de l'Angoumois) - de chefs d'entreprise, et de nombreux invités, la démarche adoptée par le comité de pilotage et les choix effectués ont été expliqués par Michel Triboulet, du cabinet e-Reso. Les besoins ont été recensés pour les dix ans à venir. «Avec les demandes de débits qui explosent, si on ne fait rien, plus de la moitié des entreprises n'auront pas leurs besoins satisfaits.»


En plein accord avec cette analyse, Frédéric Lippi, de l'entreprise de systèmes de clôture de Mouthiers et Jose-Luis Herrero de «Ecus Informatique» installé sur la zone de la Loge à Brie ont fait part de leur très grande attente en ce domaine.


Un chantier en deux temps


Le premier, qui a lancé des formations importantes pour tout son personnel sur les nouvelles techniques de communication, ou le second, dont l'entreprise de systèmes d'onduleurs héberge son site Internet, se rejoignent pour déplorer la faiblesse de leur possibilité d'accès aux réseaux informatiques. «Internet en haut débit, c'est tout simplement le téléphone du XXIe siècle», s'accordent-ils à dire. «C'est indispensable; sinon on va vers une désertification économique du territoire.»


Le choix qui a été fait est de raccorder en fibres optiques les zones d'activités économiques (ZAE) les plus significatives, puis dans un deuxième temps, les autres ZAE et d'amener les réseaux jusqu'aux pylônes de téléphonie mobile. On atteindrait ainsi à un horizon de dix ans, une éligibilité au très haut débit de 91%, puis de 100%.


Pour le montage économique et financier, la meilleure solution serait le lancement d'un marché de travaux par la collectivité pour l'installation des réseaux, puis l'affermage à un délégataire, au moment de l'activation (mise en place des systèmes opto-électroniques permettant d'activer le réseau). La maîtrise d'ouvrage serait confiée au Sdeg (Syndicat départemental d'électricité et de gaz) qui intervient déjà sur 45% des communes concernées.


L'intérêt de la démarche publique est qu'il n'y a qu'un seul réseau, contrairement aux réseaux privés. Ce réseau pourra être loué, en revanche, aux opérateurs privés. Ces derniers n'entreprendraient pas ces infrastructures, en raison de l'équilibre financier à très court terme qu'ils recherchent.


Les parties prenantes sont d'accord pour poursuivre ce projet en profitant de l'avance prise, et déposer des dossiers d'aide, en particulier sous un délai d'un mois dans le cadre du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader).


Gérard MATHÉ