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Logis

La commune de Brie compte plusieurs logis élevés entre le XVIe et le XIXe siècle par des familles nobles pour la plupart. Ils ont été fort remaniés.

Le logis de Brie

Pendant quatre siècles il a appartenu à la même famille noble des Nesmond, jusqu’à la révolution. 

Flanqué de quatre tours et de deux porches, il était un passage obligé pour se rendre à Brie et il fallait s’acquitter d’un péage.Il date du XVIIè siècle, c'est un bâtiment rectangulaire qui a perdu ses quatre tours d'angles et ses deux porches.

Les girouettes qui surmontaient les tours furent descendues par Louis Rougier et son fils des Maisonnettes.

Le proche sud a été démoli en 1930 et le porche est disparu en 1972 dont il nous reste à voir pour ce dernier une peinture de madame Delalande, rupificaldienne descendant des Nesmond (habitante de La Rochefoucauld).

La porte d'entrée est accostée de pilastre portant un blason.

Les tours ont disparu entre 1825 et 1880 et les deux porches en 1930 et 1972.

Vendu comme bien national, il a été dépouillé de ses ornements. Sa cheminée très monumentale se trouve aujourd’hui au château de Vouzan.

Le logis de la Prévôterie

Du XVIè siècle, Il a hébergé un prévôt au XVIIè siècle (agent de l’administration domaniale sous l'Ancien Régime; il avait en charge la tutelle des circonscriptions et exerçait également la fonction de juge royal de 1ère instance dans celles-ci. Dans les grandes villes, il était élu pour limiter les abus dont il pouvait être l'auteur. Son rôle a été purement honorifique à partir du XVIe siècle). Vendu comme bien d'émigrés, incendié et reconstruit par des Italiens, il n'en reste qu'une porte principale accostée de pilastres servant d'appui au fronton armorié et blason qui témoigne de son appartenance aux Nesmonds.

Il a souvent été évoqué l'introuvable trésor de la Prévôterie.

Toutefois par déduction la présence du prévôt renvoie à un édifice de type « château », dont il n'existe aucune trace en surface.

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Le logis des Maisonettes

Sans doute le mieux conservé.


De vastes pièces, de belles cheminées, d’une cave voûtée, et d’un souterrain pour alimenter la légende, rendent déjà cette demeure du fin XVIe – début XVIIe, fort agréable



Elle possède tour ronde munie de meurtrières et de petites ouvertures de guet.

Des quatre siècles bientôt écoulés, l'histoire retiendra q'une famille « d'Engoulesme », bourgeoise puis anoblie au XVIIè siècle, s'identifie à cette terre de villégiature: les Thomas. Paul Thomas, ami de Guez de Balzac, écuyer, Sieur des Maisonnettes, conseiller du Roi et qui fut Maire d'Angoulême en 1632, y établi sa demeure.

Le Logis des Maisonnettes est représentatif d'une discrétion charentaise: en effet il est abrité au nord derrière un porche semblable à ceux des fermes avoisinantes; le grand portail pour les charrettes et la petite porte piétonne.

La constante pour la demeure est d'avoir au fil des ages, produit une eau de vie dont il ne reste aujourd'hui que la part des anges.

Le Logis de Tartassone

Le Logis de Tartassone appelé aussi maison thevet ou Thenet, caprice de l’orthographe, aurait appartenu au célèbre cordelier angoumoisin géographe qui introduisit le tabac en France.
La famille Thevet ou Thenet comptait des médecins et des apothicaires.

Jean Thenet, officier âgé de 25 ans, est en 1710, l’assassin du seigneur de Brie, Martial de Nesmond ; le meurtrier sera pendu en 1712. Son père, pierre Thenet, propriétaire d’un domaine à Taratassone. Le dit domaine est grevé de droits féodaux dont il souhaite la suppression.

Signalée au registre d’arpentage de Brie en 1752, il existe a Tartassone, deux siècles et demi après, une maison de style renaissance ayant appartenu à la famille Thenet ; demeure non habitée, elle sert désormais de remise au fermier voisin, propriétaire.

Les fenêtres a chanfreins sont pour la plus part obstruées, les pierres d’évier subsistent et en façade sont aménagées de petites ouvertures à l’intension des pigeons, seul locataire ; toujours à l’extérieur l’escalier en pierre a disparut.

A l’intérieur, on constate en ouverture en sous-sol obturé et l’absence récente d’une monumentale cheminée ornementale vendu à un antiquaire parisien dans les années 70.
Cette demeure non habitée est désormais remise au fermier voisin.

Logis de la Jauvigière

C'est la demeure la plus ancienne et celle dont il reste le moins de vestiges ayant sur la paroisse la dénomination de « château ».

Elle appartenait aux De Nesmonds, Seigneurs de Brie.

Le château fut construit pour défendre la Viguerie au temps de la féodalité.

Elle aurait été détruite pendant la guerre de Cent Ans par un incendie.

L'emplacement du château est recouvert en 1992, d'un amas de pierre formant une motte de l'étendue d'une petite maison.

La végétation a repris depuis ses droits. Ont été retrouvés sur place un fer de lance à petite tête en pierre sculptée qui mériterai une étude de datation.

Le passé n'ayant pas livré tous ses secrets, on a rêver à des fouilles futures avec pour champ d'investigation l'âge au viguier.

Tout ses Vestiges témoignent de la richesse des seigneurs de Brie et de ces familles nobles, mais aussi de l’ampleur que pouvait avoir ces demeures irrémédiablement mutilées, qui ont soufferts plus des sévices des hommes que des injures du temps.
d'après Jacky Merle dans "Châteaux, logis et demeures anciennes de la charente" - librairie Bruno Sepulcre